Fracture numérique : essai de définition et regard critique sur quelques stratégies déployées pour sa réduction en Afrique de l’Ouest francophone.

Résumé : « La priorité, c’est connecter l’Afrique », a dit Me Wade. La connexion du continent au réseau Internet et la démocratisation de l’accès aux technologies de l’information et de la communication sont vues comme un moyen de réduire la fracture numérique. Cette fracture est perçue dans un premier temps comme un retard accusé dans le développement des infrastructures de télécommunications et l’accès aux technologies. Les plus équipés se sentent obligés d’aider à combler le retard des moins équipés en ne tenant pas toujours compte des différences sociales et culturelles, mais en limitant les inégalités engendrées par les retards à de simples problèmes techniques ou infrastructurels (Ollivier, 2006). Dans un second temps, la fracture numérique est perçue sous l’angle de faible taux de connectés. Les (pays) plus branchés croient qu’une augmentation du nombre de connectés va avoir pour corolaire l’accroissement de l’éducation, la démocratie et l’intelligence collective, ce qui semble utopique (Ollivier, op.cit). Ces deux perceptions de la fracture numérique semblent occulter d’autres fractures fondamentales existantes : entre les hommes et les femmes, les riches et les pauvres, la ville et la campagne, les technophiles et les techno-sceptiques, etc. La fracture numérique peut donc être appréhendée sous plusieurs aspects, notamment dans le contexte africain. Qu’est-ce que la fracture numérique ? Comment est-elle perçue en contexte africain ? Quelles sont les stratégies déployées pour la réduire ? Ce sont les interrogations auxquelles ce chapitre se propose de répondre. Il s’appuie sur des rapports institutionnels, documents officiels et des recueils d’informations (sites Web, maquettes de présentation, etc.). Ce chapitre s’inscrit également dans le prolongement des recherches et des observations relatives à la connectivité à Internet et à l’usage des TIC effectuées au sein de quelques pays francophones de l’Afrique de l’Ouest (Côte d’Ivoire, Sénégal) dans le cadre de ma formation doctorale. Cet article propose d’abord une définition de la fracture numérique en soulignant de façon distincte cinq aspects de cette fracture telle que perçue en Afrique. Il identifie ensuite les quelques stratégies récentes mises en œuvre pour résorber la fracture numérique en mettant un accent sur le déploiement de nouveaux dispositifs de connexion à Internet et sur trois programmes de solidarité numérique francophone. Il propose à la fin un regard critique sur les différentes stratégies en suggérant quelques pistes d’améliorations.
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Contributeur : Kouassi Sylvestre Kouakou <>
Soumis le : jeudi 21 septembre 2017 - 21:04:30
Dernière modification le : mardi 10 octobre 2017 - 13:47:57

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Kouassi Sylvestre Kouakou. Fracture numérique : essai de définition et regard critique sur quelques stratégies déployées pour sa réduction en Afrique de l’Ouest francophone.. FRONTIÈRES NUMÉRIQUES & SAVOIR, 2015, 978-2-343-07572-3. 〈http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=49154〉. 〈hal-01591752〉

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